Actualités > Rendez-vous compte 57 : Pierre Jacques Olagnier

Les Rendez-vous [compte ] / Labo utile

Coproduits par la  MRA (Maison Régionale de l’Architecture des Pays de Loire), l’ensa Nantes (école nationale supérieure d’architecture de Nantes) et le Lieu Unique (dans le cadre du "Labo utile") les « Rendez-vous [compte] »  sont l'occasion de débats et d’échanges entre l’ensemble des professionnels qui participent à l’acte de construire, les étudiants et, bien sûr, les amateurs d'architecture.

« L’architecture invente-t-elle le meilleur des mondes ? » est la question posée au cours de cette saison 2016/2017 en écho à l'exposition "Mégastructures" coproduite par le Centre Georges Pompidou et le Lieu Unique : nouveau regard posé sur plus de soixante
ans d’architecture.

« Qu’entend-on par Mégastructures ? Ce concept architectural définit depuis la fin des années cinquante une vision prospective de l’environnement bâti et des paysages industriels qui le traversent. L’idée qu’il véhicule attire le projet d’architecture du côté d’une « utopie concrète », dans un monde hors échelle, une ville-monde, où toutes les fonctionnalités se superposeraient au « programme » de la Cité moderne. La démarche exploratoire où les Mégastructures prennent source envisage l’architecture comme une chance de refondation où elles mettraient ainsi en travail un projet de société et pourraient conduire le mouvement moderne à reposer la question de l’humanisme.
Les Mégastructures construiraient en somme quelque chose comme les icônes critiques et renouvelées de ce couplage si difficile à penser entre l’homme et l’industrie. Ce qu’elles contribuent à saisir alors serait le geste technique comme amorce d’une transformation de l’environnement. Elles produiraient ainsi l’image d’une activité de relation entre l’homme et son milieu. C’est peut-être à cette échelle – de la vie et des dynamiques d’adaptation de la culture – qu’il faut aborder aujourd’hui la question des Mégastructures : une démarche, ses ruses et ses stratégies. »

Aurélien Lemonier, commissaire

Programme
15 décembre 2016 ensa Nantes : Pierre Jacques Olagnier
21 février 2017 lieu unique : Christophe Le Gac
14 mars 2017 lieu unique : J.Ph Pargade et Art & Build
25 avril 2017 lieu unique : Sebastien Pluot + Spécial Guest
09 mai 2017 ensan Nantes : Berdaguer et Pejus

Rendez-vous compte 57 :
Les dystopies urbaines dans le cinéma

Les dystopies* urbaines dans le cinéma de science fiction : Mise en regard des représentations spatiales de la ville dans les cinémas européens et américains.

"La représentation de la ville proposée par la Science-Fiction est très majoritairement marquée par quatre caractéristiques paysagères et sociétales: la densité, la verticalité, le contrôle social et la rationalité scientifique de l’organisation urbaine.
La graphie de la ville de Science-Fiction à l’écran offre ainsi d’évidentes connivences avec la bande dessinée (la figure d’Enki Bilal dessinateur avant d’être réalisateur est, à cet égard, significative) la littérature (puisque la plupart des films de Science-Fiction sont des adaptations d’oeuvres littéraires, comme Fahrenheit 451 adapté de l’oeuvre éponyme de Ray Bradbury parue en 1953) et l’architecture (Fritz Lang).
Cette même conception de la ville dans des films de science-fiction réalisés dans des contextes socio-historiques très différents est très fréquente. Elle témoigne, à des degrés divers, d’une forte hostilité à l’égard de la ville."

* Dystopie : au cours des années 1960, l’image positive d’une société fondée sur l’émancipation collective et le progrès s’effrite pour laisser place à une « ère du soupçon », marquée par les mouvements de contestation idéologiques et la contre-culture.
Les architectes du mouvement radical répercutent cette dimension contestataire au coeur de la problématique urbaine. Assimilant le projet à un commentaire critique sur le monde, ils délivrent des « dystopies » , des visions de villes négatives où ressurgit le modèle de la mégastructure comme symbole ultime de l’oppression et de l’aliénation.

Pierre-Jacques Olagnier

Maître de conférences en géographie à l'Université de Picardie Jules Verne, ses recherches portent sur les politiques urbaines et les pratiques d'aménagement des villes européennes ainsi
que sur la question des représentations en géographie.
Il est membre du comité de rédaction de la revue Territoires en Mouvement.

Conférence le 15 décembre 2016 , à19h, auditorium de l'ensa Nantes. Entrée libre.

Programme des Rendez-vous compte / Labo Utile 2016-2017