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Les Utopiales 2017

Mairie de La Baule
7 Avenue Olivier Guichard, 44500 La Baule-Escoublac
Vendredi 24 mars 2017. 09h-18h

Natures péri-urbaines

« Natures péri-urbaines »…
Cela peut vouloir dire…

« Les natures dans le péri-urbain ». De la Brière à la mer, il y a le choix : parcs naturels, parcs urbains, plages touristiques, terrain de golf, aérodrome, parcs publics ou jardins privés, etc. Espaces primaires, secondaires, tertiaires. A protéger, à gérer, à promouvoir. L'utopie (non-lieu en un premier sens) serait alors d'inventer, par le projet architectural, urbain ou paysager, des programmes inédits qui redonnent lieux et formes aux espaces naturels métropolitains. Mais cela peut aussi désigner.

« La nature du péri-urbain ». C'est-à-dire cette fois la nature fonctionnelle, sociale ou sensible des espaces de production, des modes de vie ou des ambiances dont le contraste et l'hétérogénéité font « le périurbain » – désormais métropolitain. L'utopie (lieu heureux en un second sens) serait cette fois d'inventer des programmes qui, en usant de tous les registres méthodologiques que la notion recèle (sa liberté de ton, sa connaissance technique, son ambition sociale ou sa valeur symbolique), redonnent vie et sens aux franges, aux lisières, aux rives, aux interfaces, aux marges et à toutes les formes de limites qui relient et séparent à la fois ces milieux hétéroclites.

C’est à croiser ces différents sens, à partir de points de vue disciplinaires contrastés, que sera consacrée cette journée sur « les franges du péri-urbain ! »
Avec les contributions de Carlos Llop (architecte urbaniste, Barcelona), Eric Chauvier (anthropologue, Bordeaux), Christian Piel (urbaniste hydrologue, Urban water, Paris), Françoise Cremel (paysagiste, Versailles, Marseille), Laurent Pinon (programmation urbaine, Alphaville, Paris), Philippe Le Guern (philosophe, Nantes, Montréal).

Principe

Entre le colloque, la schubertiade et le match d’improvisation, ces sixièmes « utopiades » devraient être l’occasion, dans le temps d’une journée de travail, d’exposer, de confronter et d’hybrider un corpus de propositions utopiques issues de champs disciplinaires contrastés.

  • les exposés seront brefs et toucheront des domaines et des problématiques de départ contrastées : philosophie, architecture, agriculture, mobilités, art contemporain, …
  • les confrontations rapprocheront deux postures distinctes : la posture analytique et la posture projectuelle.
  • les hybridations réintroduiront la question de l’articulation entre plusieurs échelles (d’espaces, d’usages ou de temps), au cours des débats et ateliers qui seront consacrés à croiser les arguments des duettistes pour inventer des programmes inédits,.

Contexte

Ces ”utopiades” s’inscrivent dans le cadre d’une unité d’enseignement de projet urbain et territorial (Master 1 et 2) intitulée « Utopies métropolitaines ». Elle investit cette année un transect menant de la Brière à la mer dans l'agglomération nazérienne.

L’enjeu pragmatique est de produire un ensemble d’utopies réalistes – à bref, moyen et long terme – le long de ce transect territorial et d'y développer plus singulièrement des visions prospectives sur 5 ou 6 sites particuliers qui puissent avoir valeur d'exemple sur l'ensemble de la Métropole..

Enjeux, thèmes et règles du jeu

L’enjeu pédagogique de cet enseignement est de faire monter simultanément programmes et projets à trois échelles qui seront successivement abordées :

  • celle de la métropole (tout le transect comme figure du territoire de la Métropole),
  • celle d’une frange territoriale d'échelle urbaine (rive de Brière, lisière de bourg, frange de golf, entrée de ville, limite ferroviaire, front de mer, ...),
  • celle de l’architecture (un bâtiment ancien ou nouveau et un espace public inscrits dans ce territoire).

Nouvelles mobilités, densifications différentielles, reconversions architecturales, naturations actives sont des thèmes de référence, entre lesquels chacun doit inventer son projet et son programme.

Trois règles du jeu sont proposées.

  1. A chaque échelle, le projet dessiné doit être motivé par une « utopie programmatique ».
  2. Le programme doit être « hybride » (c-à-d. mêler des dimensions hétérogènes – fonctionnelles, sociales, sensibles).
  3. L’utopie doit être « réaliste » (et non seulement fantastique ou fictionnelle) !

Comment ?     
C’est à se mettre en situation d’invention programmatique que ces utopiades sont consacrées.

Public

Organisée par l'école d'architecture de Nantes, cette journée est ouverte, outre le groupe d’une quinzaine d’étudiants, à tous les acteurs du territoire concerné, aux chercheurs ou enseignants des écoles et à toute personne extérieure intéressée. Elle bénéficiera de la présence de répondants extérieurs et autres partenaires du workshop.

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